Au Nouveau Centre, nous partageons entièrement ce constat mais souhaitons insister plus particulièrement sur trois aspects de ces inégalités subies par de nombreuses femmes.
Se battre pour l’égalité des hommes et des femmes c’est tout d’abord je le rappelle accepter la différence de la femme et pour cela obtenir des droits spécifiques.
1) Nous devons accentuer nos efforts relatifs à l’équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle. Il n’est pas acceptable que la grossesse soit pour une majorité de femmes pénalisant quant au déroulement de leur carrière. Il est pour cela essentiel de faciliter l’accès aux structures de garde des enfants. Les mesures incitant les hommes à prendre un congé parental ou un congé partagé doivent également être encouragées.
2) Dans le cadre d’une harmonisation des droits des femmes au niveau européen, nous estimons qu’une attention toute particulière et même prioritaire devrait être accordée à la lutte contre les violences faites aux femmes.
En ce qui concerne ce sujet, les associations nous ont fait part des difficultés particulières que les femmes immigrées dans le cadre d’un regroupement familial peuvent rencontrer. Leur statut dépend souvent de leur conjoint. Le fait de quitter un mari violent équivaut le plus souvent pour elles à la perte d’un titre de séjour, d’un logement, ou de la garde des enfants.
Le 25 février, notre assemblée examinera une proposition de loi renforçant la protection des victimes et la prévention-répression des violences faites aux femmes. Consacrons nous pleinement à cet aspect des inégalités afin de rendre effective et efficace cette « grande cause nationale 2010 » de la lutte contre les violences faites aux femmes.
3) Enfin le risque de précarité est plus élevé pour les femmes que pour les hommes car elles risquent d’avoir des carrières interrompues ou de travailler à temps partiel, et, donc, d’accumuler moins de droits individuels à la pension de retraite. Il est nécessaire de leur offrir des prestations de protection sociale plus appropriées.
Nous considérons qu’il est doublement opportun de lancer le travail d’harmonisation législative dans le cadre de l’année européenne de lutte contre la pauvreté et de l’année de la grande cause nationale de lutte contre les violences faites aux femmes. L’intérêt de cette proposition de résolution européenne réside en effet dans le recensement des différentes législations nationales en matière d’égalité comme base de travail à venir.
Nous souhaitons exprimer également notre satisfaction quant aux amendements qui ont été adoptés et qui vont nous permettre de voter cette proposition de résolution. Je retiens entre autres, ceux de Madame Zimmermann et ses collègues : l’un qui invite le gouvernement français à présenter avant le 31 décembre 2010, un rapport sur l’état du droit français en matière d’égalité, l’autre qui vise à supprimer dans le titre de la résolution, la référence à la « clause de l’Européenne la plus favorisée ».
Nous partageons en effet le constat qu’il s’agit d’une « affirmation prématurée » et qu’il importe avant tout de s’engager dans un processus d’amélioration et d’harmonisation de la législation existante.
Il est primordial de s’inspirer mutuellement au niveau européen afin de faire avancer nos sociétés vers davantage d’égalité.
Le groupe Nouveau Centre votera donc cette proposition de résolution européenne visant à promouvoir "l’harmonisation des législations européennes applicables aux droits des femmes."
La proposition de résolution a été votée par 462 voix et 7 absentions.